Pour une véritable laïcité, ouverte et démocratique

NON À UNE LOI
QUI DIVISE

Pour une véritable laïcité, ouverte et démocratique


Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. La démocratie n’est autre chose que l’égalité des droits. 
[…] Or il n’y a pas égalité des droits si l’attachement de tel ou tel citoyen à telle ou telle croyance, à telle ou telle religion, est pour lui cause de privilège ou cause de disgrâce. 

Jean Jaurès

 

La coordination contre la Loi sur la “laïcité” de l’Etat défend une laïcité démocratique. L’Etat doit s’interdire d’intervenir dans les affaires religieuses, pour contrer telle opinion ou pratique ou pour l’encourager. Il ne doit pas y avoir de régime particulier pour des groupes ou personnes se considérant comme religieux. C’est la liberté la plus étendue d’opinion, d’expression, d’association, de manifestation, soit les libertés publiques et droits « ordinaires » qui sont à appliquer dans ce domaine, comme dans les autres. Nous combattons la nouvelle loi sur la « laïcité » de l’Etat car :

  • La loi se mêle de questions religieuses dans lesquelles un Etat laïc et neutre en matière de religions ne doit pas s’immiscer : distinguer des pratiques religieuses cultuelles ou non cultuelles par ex., n’est pas du ressort de la loi.

     

  • La loi dicte la manière dont les religions sont tenues de s’organiser et donne champ libre au Conseil d’Etat pour reconnaître par voie de réglementaire telle ou telle religion comme interlocuteur acceptable ou non.

     

  • La loi invente des règles spéciales pour les manifestations religieuses plutôt que de les soumettre à la loi ordinaire qui concerne toutes les manifestations, syndicales, sociales, politiques, associatives, sportives, etc.

     

  • Cette loi viole l’égalité citoyenne en soumettant les un·e·s et pas les autres à des interdits particuliers. Or, un Etat impartial et neutre devrait être « aveugle » quant à la religion (ou non) de ses employé·e·s et citoyen·ne·s. Les femmes sont en particulier pénalisées.

     

  • La loi entérine une « contribution religieuse » prélevée par le fisc au bénéfice d’églises, auprès de contribuables qui l’acceptent. L’Etat triera entre religions pouvant ou non profiter de ce service particulier, qualifié par un député PLR de «cordon ombilical liant les églises chrétiennes traditionnelles à l’Etat genevois», et dont aucune entité laïque ne peut bénéficier quelle que soit son utilité publique, sociale ou écologique.

     

  • La loi donne des pouvoirs étendus et arbitraires au gouvernement en matière de suspension de libertés publiques à titre préventif de «troubles graves» liés à la religion. Divers articles de cette loi, contredisent la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH, art. 9, al. 1) ratifiée par la Suisse en 1974.

LA LAÏCITÉ, CE N’EST PAS L’EXCLUSION… JE DIS NON À CETTE LOI!

La Loi sur la “laïcité” de l’État, soumise au vote le 10 février prochain, pose problème en matière de respect des droits fondamentaux, de respect des droits du personnel de l’État, de respect des droits civiques, de respect de la neutralité religieuse de l’État et de respect de l’égalité hommes-femmes… Des personnes issues de divers milieux, ainsi que plusieurs partis politiques, des syndicats et diverses associations, ont décidé d’unir leurs forces dans la coordination référendaire afin de se battre contre une loi contraire aux droits fondamentaux!

NON À UNE LOI LIBERTICIDE

NON À UNE LOI QUI EXCLUT

NON À UNE LOI SEXISTE