Pour une laïcité respectant les droits des travailleuses-eurs

NON À UNE LOI
QUI EXCLUT

Pour une laïcité respectant les droits des travailleurs-euses

La loi sur la “laïcité” interdit au personnel des services publics et parapublics de porter un signe religieux face au public. Cette interdiction est discriminatoire. Si la loi est acceptée, cette interdiction mènera à l’exclusion du marché du travail de nombreuses personnes, notamment de nombreuses patrouilleuses scolaires et d’accueillantes familiales de jour.

C’est donc pour des raisons syndicales, ainsi que pour des raisons de lutte contre les discriminations sexistes et racistes, que notre coordination se bat contre la loi sur la “laïcité” de l’Etat et appelle à voter NON le 10 février. Plus précisément, la loi sur la « laïcité » de l’Etat est rejetée par les défenseurs du personnel des services publics et les syndicats (CGAS, SIT, UNIA) pour les raisons suivantes :

  • Cette loi s’attaque à une liberté fondamentale des employé·e·s en leur interdisant tout « signe religieux ». Elle risque d’entraîner des dizaines de licenciement! Mais en portant un tel signe des fonctionnaires n’affichent qu’une conviction personnelle, qui ne remet pas en cause la neutralité religieuse de l’Etat. Au contraire, la diversité des employé•e•s, y compris sur ce plan, montre que l’Etat ne discrimine pas ses salarié·e·s.
  • Cette loi discrimine. Ce sont principalement des femmes portant un foulard qui sont ciblées par l’interdiction du port de signes religieux. C’est discriminatoire ! Certains prétendent que cette interdiction dans la sphère professionnelle offrirait un espace d’émancipation. Au contraire, en touchant à la possibilité pour ces femmes de gagner leur indépendance financière, on les place en situation de vulnérabilité !
  • Cette loi privilégie l’apparence plutôt que la prestation délivrée. Pourtant, le principe de laïcité de l’Etat doit se manifester dans la neutralité de l’action de ses employé-e-s, pas dans leur apparence. Il n’y a aucune raison de penser que le port d’un « signe religieux » puisse nuire à l’universalité du service public.
  • Cette loi conduit à un fichage de la religion des fonctionnaires. Etat et communes devront recenser l’affiliation religieuse (ou non !) de leurs employé·e·s afin de leur imposer ses règles. La loi ouvre la porte à l’arbitraire. Quels seront les « signes religieux » soumis à la loi? Lesquels seront exclus? Quel degré de « contact avec le public » est visé?
  • La loi sur la laïcité bafoue la « Charte suisse sur la diversité au travail » signée par le Conseil d’Etat en février 2018. L’Etat s’y engage pour l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les convictions religieuses. Or les employeurs publics doivent être exemplaires. Si les collectivités publiques bafouent les droits de leurs employé·e·s, on ouvre la porte à ce que les patrons privés agissent de même manière.
  • Par cette loi, le parlement impose un diktat sur les statuts du personnel des entités publiques (HUG, SIG, TPG, Aéroport, BCGE, IMAD, etc.).

Intégrer plutôt qu’exclure, tolérer plutôt que discriminer, tels sont les axes sur lesquels se fonde l’opposition de notre coordination à ce que la nouvelle loi genevoise sur la laïcité de l’Etat impose aux membres du personnel des services publics. Votons NON le 10 février.

LA LAÏCITÉ, CE N’EST PAS LICENCIER DES GENS… JE DIS NON À CETTE LOI!

La Loi sur la “laïcité” de l’État, soumise au vote le 10 février prochain, pose problème en matière de respect des droits fondamentaux, de respect des droits du personnel de l’État, de respect des droits civiques, de respect de la neutralité religieuse de l’État et de respect de l’égalité hommes-femmes… Des personnes issues de divers milieux, ainsi que plusieurs partis politiques, des syndicats et diverses associations, ont décidé d’unir leurs forces dans la coordination référendaire afin de se battre contre une loi contraire aux droits fondamentaux!

NON À UNE LOI LIBERTICIDE

NON À UNE LOI SEXISTE

NON À UNE LOI QUI DIVISE